16.05.2007
À nous deux
Tel un chant
Quelques mots éperdus
Tel un con
J’ouvre ma bouche en vain
Déblatère âneries
Insensé gueule ouverte
Ébahi, envahi
Tel un temps
Je suis ma propre mesure
Tel un pont
J’allie l’âme aux creux des yeux
Déboule sur tes marches
Tout confus, paniqué
Anormal, amoureux
Pas normal, à nous deux.
15.05.2007
Innocente écriture
Elle a crié si fort pour le poète muet
Elle est criée si fort par le poète muet
Sa ligne ange des monts de la nue amoureuse
Si me mine ma plume
Cime mine au-delà des pensées
Elle a créé si fort pour mon vide intérieur
Chant de l’ange enterré sous mes mots
Champs de lettres inconscientes
Il existe bien plus sous vos corps en fatras
Rie ma belle muse, j’ai compris
Rime à la vie ton encre
Car je ne sais que dire en tes propres mots
Dans mes bras
Il reste encore de ces moments
Où l’ocre de l’automne aigri
N’avait plus d’importance
N’avait plus d’existence
Les feuilles chantaient à la nue
Ces petits instants de candeur
Et la vie était simple
Avec toi, dans mes bras
Le souvenir toujours gelé
De l’ombre de tes yeux d’été
À encore cette emprise
De tempêtes en brises
Les océans s’ondulent
Tes vagues corporelles
Et la chaleur de Juillet
Enfin dotée de raison
S’endormait, dans mes bras
L’actualité a son pouvoir
Aujourd’hui même en ce doux soir
La seconde est un songe
Et la sable en mensonge
Croira pouvoir s’écouler
Comme la sève de ton charme
Sur ces moments faits de larmes
Où la beauté ne sait pourquoi
La vie est belle sur ton corps…
Dans mes bras.

