« Les mots dits | Page d'accueil | Rhume d’été »
08.05.2007
Crépuscule
Toujours l’heure est perdue, toujours l’heure est tourment
Dévoreur de vertu à l’estomac gourment
Toujours court le moment, presse l’étau de fer
Malheur omnipotent, sempiternel enfer
Le félin dans la nuit, la gueule salivante
Court vers sa proie qui fuit, prie qu’elle soit vivante
Toujours glisse le vent, vagabonde la mort
Toujours file le temps et mon cœur aura tort
Dans l’eau calme et gracieuse est caché le reptile
Suintant sous les flots, sous la vague tranquille
Il s’écoule en mes vœux, il traque mes pensées
Il maîtrise la faux, contrôle sa lancée
Dans les airs, le rapace étale bien ses serres
Il s’envole fugace et s’abat vers la terre
Toujours me dépassant, plus rapide que moi
Toujours guettant mon sang, la griffe sans émoi
Toujours vogue la mer et la vague écumée
Toujours trotte l’amer en ces soirs exhumés
Et la faucheuse habile enlace ainsi mon cou
Toujours mon cœur fragile est dévasté de coups
L’heure a perdu son court et la vie s’amenuise
L’âme effrayée accourt, les étoiles reluisent,
Et mon cœur te supplie comme il le fait toujours
Et mes genoux se plient comme le fait le jour.
Mais je t’aimerai toujours.
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

