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10.05.2007
Esquisse de la nuit
Lune blanche étiolée, esquisse de la nuit
Fantôme du couchant, crépusculaire spectre
Règne en paix surplombant le sol froid de minuit
Illuminant le soir du gypse de son être
Élevé dans la nue d’un bleu de profondeur
Où les points de l’espace étincelles éparses
S’étalent en reines du cosmos en noirceur
Glissent en messagers de saints baisers de grâce
Parmi les ténèbres intérieurs de l’esprit
Le cœur empoisonné dans l’âcre s’était pris
Et dans le silence de la soirée qui dort
Se tissent les lettres des phrases du prophète
Le crépitement fou d’un clavier encré d’or
Sous les fins et doux doigts de l’habile poète
Je dresse l’extase de ma plume à présent
Ligne soie des anges au paradis lyrique
Élevant le château de mon âme en présent
À l’esprit qui m’anime en semences mystiques
Sous le soir attentif écoutant la seconde
De l’instant en fraction d’un coup d’œil vers les cieux
Je me plie à son plan et je capte les ondes
Qui m’inspirent des vers qui me relient à Dieu
Le mot est ma chanson pour un monde meilleur
Et ma poésie pour coup d’aile vers l’extase
Car je n’écris pas pour n’être qu’un rimailleur
Dont le jus de son art est un courant en stase
Si mon écriture prend sa force de Dieu,
Son azur aura le diable en opposition
Alors je me battrai de ma mine de feu
De la lame de l’art car tel est ma mission
Si je meurs inconnu ceux qui m’hériterons
Auront le combat de l’amour pour simple don
Car je serai aussi petit qu’il le faudra
Pour que l’amour en moi soit le plus grand possible
J’irai par tout le monde enseigner aux plus bas
Que la cime de l’âme est enfin accessible
Et face au paysage amorçant ce poème
C’est mon unique image et les sons de ma trame
Les nocturnes contrées dont je suis la bohème
Car c’est sous mon corps noir que scintille mon âme
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