04.05.2007

Ma beauté

Ma beauté est un ruisseau d’opale,
À l’écume de rubis,
Signant mon âme de l’eau pâle,
De ses flots érudits.

Elle vogue vague, vague de vers dans le vent,
Esquissant de ses mots un sourire enlevant.

Et soudain…

Elle hurle forte louve des meutes esclaves.
N’est-elle qu’une chienne emmaillotée de chaînes?
Elle crie « non » aux feuilles bruissante suaves,
Leur supercherie s’élevant comme un grand chêne.

Mais elle n’a plus de larmes, nue dès l’enfance,
Elle observe son malheur les deux yeux en transe.
La lame du mal lacère sa peau jetée,
Son âme vocifère haut sa pauvreté.

Mais…

Elle a su devenir épicentre écarlate,
Déployer ses palmes en prière au Seigneur.
Une bombe d’âme lumière qui éclate,
Venant chambouler l’écosystème du cœur.

Pratique l’amour fou des cités basses.
Identifie, décortique, cite et casse,
Le mâle réclamant ta pureté.
Ma beauté est vierge et en sûreté.

Mais si je veux qu’elle parte âgée,
Il me faut la partager.

Les mains divines et l'écriture d'or (old)

Il écrit la première lettre d'une lettre d'amour à l'écriture,
L'esquisse exquise sur l'écriteau.
La plume s'envole facile mais la retenir est si dure,
Elle se fait mélodique comme Fa, Sol et Si, Do.

Il peint le croquis qui croque
Dans la vie de quiconque
Dont l'amour de l'art est réciproque,
Là jazzman, ici punk.

La plume chemine sur le parchemin,
Le pousse mine ne veut pas chômer.
Les émotions, de ses bras, semait
L'ivrogne sobre assommé.

Sa mine ne fait que défiler
Et ne s'ajoutent que des filons.
Inutile de s'embarrasser d'idées,
Rimer est un de ses dix dons.

Chacun de ses dix doigts
Sur la feuille se dandinent.
Prend ta plume et vit moi,
Écrit, voit tes rêves en mine.

Je ne peux que me consoler si peu car,
Ils possèdent de si beau et si pur corps.
Une vie, une passion écrite d'art,
Les mains divines et l'écriture d'or.

Les mains divines et l’écriture d’or

Les mains divines et l’écriture d’or dorment
Sur la ligne azurée de leur grande candeur
Ils jonglent avec les mots aux millions de forme
Et dansent avec les couleurs de leur splendeur

Venez valser parmi les flots de joie
Qui s’illumine au passage indicible
De l’inspiration d’une grande foi
Qui s’élève en murailles invincibles

Ici ruisselle l’extase écarlate
Sillons de bonheur que j’ai enfouis
Merveilles bénies, butins de spartiates
Et autres trésors, joyaux inouïs

En un tintement apparaît l’amour
Et les filaments des bijoux terrés
Brefs morceaux de cœur, beautés mises à jour
Parcelles de métaphore enterrées

Car les mains divines et l’écriture d’or
Se répandent ainsi, filons dans les esprits
Et flirtent avec l’âme et celle-ci s’endort
Au creux des rêves fous dont je me suis épris