09.05.2007

Rhume d’été

Givre d’astre, tes yeux, tes paumes glacées
Le jour tend à l’été, la nuit à l’aurore
Et si l’aube toussote
On dormira un peu plus
Emmaillotés l’un dans l’autre

Peut-être un vin m’enivra
Qui sait, l’été est si beau
Mais si le matin éternue
On restera jusqu’au soir
À se picoler l’un, l’autre

Parfois, une brise fraiche
À six heures près de la rosée
Pousse l’aurore à trembloter
Alors on ne bougera pas
Occupés à se construire

Ce matin, il fait si chaud
Que juillet enfiévré
Suinte à grosses gouttes
Pas grave, on ira dehors
Marcher l’un par-dessus l’autre

Jusqu’à demain
Jusqu’à jamais